25 février 2024

Domination, pour les femmes c’est la multiple peine

On parle beaucoup actuellement de la domination des uns sur les autres dans notre société. Souvent, on énumère dans ce cas, les différentes dominations. Celles des puissants sur  le « sans pouvoir », celles des riches sur les pauvres, celles du fort sur le faible ….

On y glisse régulièrement la domination des hommes sur les femmes, en parlant de l’égalité des salaires ou d’autres problèmes de ce type. Je ne remettrais pas ici en cause, toutes ces analyses forts justes, mais ces messieurs, car souvent ces analyses  sont le fruit de réflexion masculine, oublie de faire une précision.

Pour la femmes c’est la multiple peine, car elles subissent la domination due à leur identité sexuelle en supplément des autres dominations citées. En effet, on peut être chômeur et femme, pauvre et femme, étudiant et femme, etc..

Autre point intéressant, le vocabulaire, selon certains, les féministes devraient y attacher moins d’importance. Un exemple de ce propos : Hier soir, j’ai entendu Michel Onfray, et si je suis pour une part en accord avec lui, sur le devoir pour le féminisme d’étendre son terrain de lutte, il n’en reste pas moins que ma camarade Fatima-Ezzahra Benomar avait raison de lui faire remarquer que la domination masculine s’inscrit directement dans la ligne du masculin qui l’emporte dans le langage. Le même Michel Onfray faisant d’ailleurs la démonstration lui même de ce problème.

Là, je détaille : Monsieur Onfray nous déclare pour illustrer son propos, il y a des femmes d’agriculteurs, des femmes de chômeurs ETC.. « Une femme de », est une tournure possessive, la femme n’est pas possession de son époux et pour comprendre la vie et la variété de cause des femmes il est sans doute préférable de s’intéresser d’abord à leur cas personnel. Les femmes peuvent être agricultrices ou chômeuses elles mêmes, elles n’ont donc pas besoin de référence à leur mari pour comprendre la vie, et le féminisme pour évoluer doit plutôt se pencher sur le cas des femmes, que sur celui de leur mari dans cet exemple.

Donc la femme subit cette multiple peine, elle ajoute à toutes les dominations que subit l’homme celle d’être en tant que femme sous la domination masculine de notre société.

 

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