Réforme Territoriale : Communiqué de l’opposition de Gauche en Essonne

Réunie le 30 août dernier à Morsang-sur-Orge, l’opposition de gauche en Essonne dénonce le schéma de fusion des agglomérations en Ile-de-France proposé par le Préfet de Région.

Par cette réforme des territoires, le gouvernement Hollande/Valls prétend s’attaquer au fameux « millefeuille administratif » et « réaliser des économies ».

Dès son annonce, les barons locaux se sont agités pour dénoncer un schéma « sans cohérence territoriale, qui ne répond pas à l’intérêt des habitants » et qui (horreur!) n’apporte aucune garantie sur la mutualisation des dettes de chaque commune « .

Nous ne serons pas complices de cette comédie.

Ils ne basent leur rejet que sur des considérations techniques et financières, ou de périmètre. Nous ne sommes pas dupes du double jeu de ces barons locaux qui défendent leur pré-carré dans le département de l’Essonne, au détriment du regroupement volontaire sur la base d’un projet au service des habitants.

À aucun moment, ces barons ne se sont prononcés contre la métropolisation. Ils réagissent seulement parce que leur pouvoir et leurs indemnités sont en jeu.

Quant à nous c’est le projet global que nous rejetons.

Le schéma proposé répond uniquement à des intérêts économiques privés, tout en préparant une base de repli pour le Premier ministre : un grand duché de 500 000 habitants.

Cette réforme est une réponse aux injonctions ultralibérales de Bruxelles.

Couplée à la réduction des dépenses publiques, à la réforme territoriale, et à la réforme de l’Etat, la logique vise à supprimer les services publics, à les livrer au marché par des privatisations contraintes, à placer les territoires en situation de concurrence et ainsi accélérer les inégalités territoriales.

C’est une remise en cause totale de l’organisation républicaine de la France, pourtant inscrite dans la Constitution, sans qu’à aucun moment les citoyens n’aient été consultés.

Nous défendons des intercommunalités de projet, sur la base de regroupements volontaires, dont l’autonomie financière est garantie par des dotations de l’Etat à la hauteur des projets de coopérations, validées par le choix des citoyen-nes aux élections communautaires de mars dernier.

Cette absence de démocratie traduit une fois de plus la crise de régime qui secoue la Vè République. Elle témoigne de l’urgence d’instaurer rapidement une VIè République, fruit de l’implication populaire.

*L’opposition de gauche en Essonne réunit les représentants d’une vingtaine de listes qui se sont constituées à l’occasion des élections municipales, indépendamment du Parti Socialiste. Elle regroupe des membres de EELV, du PG, du PCF, et des citoyens engagés.

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