14 juillet 2024

Hôpital Sud Francilien, symbole de la casse du service public de santé

L’hôpital Sud Francilien  ouvrira le… qui le sait vraiment ? Depuis des mois on nous annonce son ouverture puis on repousse la date fixée.

Annoncé comme un symbole de modernité, comme l’Hôpital de demain ce dernier devient aujourd’hui le symbole d’un fiasco financier.
Le groupe EIFFAGE, Constructeur du super hôpital, réclame aujourd’hui une rallonge de 100 000 euros pour mettre aux normes les 8000 réserves constatés par huissiers sur le bâtiment. Alors là, c’est le bouquet, Eiffage fait des erreurs et le contribuable doit les payer.

 A t’on vu trop grand ? Le constructeur a-t-il été mal choisi ? A t’on dépensé trop ? Selon la chambre régionale des comptes en tous cas le partenariat public-privé est un gouffre financier qui pouvait être évité.

 Le gâchis commence déjà dès le départ. Deux hôpitaux de moins de vingt ans doivent être rasés pour faire sortir de terre un plus grand qui regroupera les services des deux premiers.  Cela nous en avions tous entendu parler régulièrement depuis plusieurs années maintenant.  Mais rien n’est réglé l’ouverture de l’hôpital est pourtant aujourd’hui une nécessité, les deux autres ont vu des services fermés, les conditions de travail  du personnel sont de plus en plus difficiles.

C’est pourquoi aujourd’hui j’étais présente pour soutenir le personnel des Hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Evry, qui compose l’Hôpital Sud Francilien, personnel qui sera en grève dès demain. Le personnel tenait une assemblée générale dans le hall de l’hôpital Louise Michel.

 L’intersyndicale a un peu comme un symbole, sous l’ oeil de Louise Michel dont le portrait orne le mur du hall, informé les  plus de 250 présents de l’évolution des discussions et du nombre de postes menacés par les restrictions budgétaires prévues. Donc, Eiffage fait des erreurs, le plan de financement est catastrophique et c’est sur le dos du personnel et bien sûr dans ce cas des usagers que l’on compte faire les économies nécessaires pour tout remettre en ordre.

J’ ai donc tenu a apporté mon soutien mais aussi a affirmé des positions politiques du front de gauche en matière de santé publique. La santé n’est pas une marchandise, égalité des soins pour tous.  Cela seul un service public de santé très fort peut y arrivé.

Alors messieurs, vous qu’y venez de montrer votre incompétence, si  vous ne savez pas  faire, le front de gauche peut le faire, car le front de gauche ne veut pas enrichir les actionnaires au détriment de la qualité des soins et des conditions de travail des personnels de santé.

Pour rappel les propositions santé du Front de gauche

La santé, notre bien commun !

Pour faire face à la pénurie des médecins généralistes et de certaines spécialités, le nombre d’étudiants à l’entrée des études de médecine sera augmenté de manière significative dans la perspective de la suppression du numerus clausus.

Nous organiserons une négociation conclue par un accord majoritaire pour redéfinir une nouvelle convention médicale remettant en cause les dépassements d’honoraires et créant de vraies incitations à l’installation pour en finir avec la désertification médicale. Ces incitations pourront être financières, techniques et organisationnelles dans l’aide à l’installation, dans l’équipement, dans l’assistance à l‘installation.

Pour lutter contre la pénurie de personnel, nous lancerons un programme de formation de toutes les disciplines de la santé, libéré de l’influence des laboratoires pharmaceutiques. Nous organiserons la formation par concours d’entrée dans la fonction publique de la santé (FPS). La validation des acquis se fera aussi devant des commissions multidisciplinaires sur le principe de trois tiers-temps : formation, production de soin et temps de formateur ou de contribution à l’éducation sanitaire.

Le maillage du territoire national devra être assuré pour la réponse aux besoins de santé et non pas en fonction de logiques comptables. Nous établirons une couverture nationale de santé égale sur tout le territoire. Tous les bassins de vie seront dotés d’équipements publics de santé (hôpitaux, service hospitaliers, maternité, urgences…) en rapport avec leur population. Ainsi, ce sont des exigences sanitaires (besoins de santé constatés de la population) et non comptables qui piloteront la politique nationale de santé.

Les réponses pour compenser le manque d’autonomie seront prises en charge par la sécurité sociale à 100% pour la partie « soins » et par le développement des services publics. Nous organiserons un grand débat public pour une réforme progressiste de la psychiatrie respectant les libertés individuelles.

Pour lutter contre la pénurie de personnel, nous lancerons un programme de formation à toutes les disciplines de la santé. Nous libérerons la recherche pharmaceutique de la soumission aux marchés et aux laboratoires en mettant en place un pôle public du médicament avec au moins une entreprise publique qui interviendra sur la recherche, la production et la distribution des médicaments.
Ce pôle public :
• produira une partie des médicaments,
• contrôlera le système de sécurité des médicaments, leur mise sur le marché et leur prix,
• sera doté de pouvoirs de sanction à l’égard des laboratoires qui manqueraient à leur devoir de sécurité sanitaire,
• relancera la recherche publique et fera adopter une charte incluant le devoir de recherche sur des médicaments dits « non-rentables.
Nous redonnerons à la santé publique, la promotion de la santé, la prévention les moyens qui lui font défaut notamment en matière d’étude et de recherche.

Nous répondrons à l’exigence de sécurité sanitaire avec un vrai contrôle démocratique et une mobilisation permanente de tous les acteurs. Les ARS seront supprimés. L’ensemble des dispositions en faveur de la santé sera mis en oeuvre par des instances regroupant les personnels et les professionnels, les élu-e-s et les citoyen-ne-s.

 

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